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A PROPOS DE « THE WORKSHOP »

« une musique habitée, folle, enivrante. Stéphane Payen joue en se balançant d’un pied sur l’autre, toujours prêt à basculer dans la transe. Il y a dans tout cela une acidité joyeuse qui rappelle Ornette Coleman. On aime la liberté avec laquelle les voix de Stéphane Payen et de son trompettiste, Olivier Laisney s’entrelacent comme deux organismes vivants, s’éloignent, se rejoignent, se superposent, sans que l’on puisse parler de contrepoints ou de contrechants. On n’a pas tout compris à cette musique que l’on a reçue dans la figure comme un ouragan philippin » JF Mondot – Jazz Magazine/Jazzman – Le Live

« Guillaume Ruelland et Vincent Sauve d’une stupéfiante décontraction, mélange de douceur et de fermeté, une espèce de chaos rythmique legato, organisé autour de grooves multiples s’imbriquant l’un dans l’autre comme autant de roues d’un immense engrenages aux logiques tantôt sous-entendues, tantôt clairement énoncées par une pédale de clave en guise de pied de charleston. On ne sait trop comment, les deux vents articulent leurs partitions aux multiples tiroirs avec l’improvisation qui les provoque, en suscitant d’autres qui semblent s’écrire dans l’instant. »  F. Bergerot – Jazz Magazine/Jazzman – Le Live

« Depuis quand n’avions-nous plus écouté Stéphane Payen (saxophone alto) en concert ? Trop longtemps, assurément … il démontre une fois de plus qu’une formation régulière est en tout point bénéfique à la musique, musique dont le niveau s’élève avec le taux de complicité des musiciens. Stéphane Payen a toujours eu maille à partir avec la mathématique et la polyrythmie, Thôt en est l’exemple depuis presque deux décennies. Et nous, la mathématique, nous n’y avons jamais rien compris. Oui, oui. Alors pourquoi diable sommes-nous, à chaque fois, séduits ? Peut-être parce que l’échange est le maître mot des propositions musicales de Stéphane Payen. Il avoue d’ailleurs sans ambages que ce quartet est avant tout dévolu à la conversation. Peut-être aussi est-ce dû à l’engagement non feint de chaque musicien ; bien des groupes existent où, à l’écoute, l’on ressent plus souvent la nécessité plutôt que le désir d’être ensemble des coreligionnaires, ce qui donne des concerts chiants comme un dimanche pluvieux chez la tante Germaine, surtout quand le rôti a brûlé. Là, sur un répertoire original, nous font face quatre musiciens impliqués, embrigadés volontaires d’une architecture complexe, qui établissent un dialogue, une discussion plutôt, aux points de fuite hypnotiques. Attention, il n’est pas question de bavardage stérile. Il s’agit bien évidemment d’esprits à la versatilité intrigante qui jonglent avec leurs savoirs, mêlant la souplesse et la rigidité, fabriquant des rouages transmetteurs au service d’un discours improvisé qui se régénère dans l’instant. C’est brillant, c’est épatant. Vraiment »  Y. Dorison – Culture Jazz (mars 2015)

A PROPOS DE « THÔT »

« Thôt … forme une unité musicalement solide tout en donnant à entendre clairement les individualités qui le composent. Il y a donc un son Thôt dans lequel l’auditeur perçoit l’itinéraire singulier que suit chacun des musiciens allant un chemin collectif … La fascination que suscite l’écoute de Thôt tient a cela : au renouvellement permanent des formules initialement énoncées par des moyens qui sollicitent sans cesse l’attention, sans pourtant vraiment dérouter ni décontenancer. La notion d’avant-garde reprend ici son véritable sens : les formules magiques de Thôt ouvrent la voie aux auditeurs afin de les mener à l’étape en sécurité tout en les gardant alertes sur la route. » Denis-Constant Martin – Politis

« Le groupe se distingue par une dynamique spectaculaire, entre pianissimos minimalistes et explosions teintées de funk, par des scénarios imprévisibles, par des partitions construites comme d’interminables courses-poursuites. Poursuivants et poursuivis y multiplient les trajectoires inter changeant les rôles et multipliant les points de vue. La perception de la pulsation s’en trouve brouillée alors que vitesses et métriques se superposent en un fabuleux exercice d’illusion métrique. » Franck Bergerot – Jazzman

« Tous les spectateurs présents à la Maroquinerie en juin dernier vous le diront. Le groupe Thôt Agrandi, excroissance du quartet de Stéphane Payen, est bien l’une des (moyennes) formations les plus excitantes du moment. Deux heures live, qurn une scène intimiste et on est littéralement K.O. par cette substance luxuriante et drue, tendue à l’extrème, déployée en boucles hétérodoxes superposées avec le plus grand soin, dans un process souvent proche de la transe … (les spectateurs) ont pu réaliser à quel point la pratique du jazz en grande formation est une science à réinventer, source d’ébats millimétrés et pourtant orgiaques. Conçu comme une formidable machine illusioniste, l’orchestre donne à entendre de talentueux musiciens des scènes françaises et belges (…) qui maltraitent la partition à coup de polyvitesses et polyrythmies … Payen le mathématicien voit double, Payen privilégie les teintes obscures et les climats distordus, jouant en permanence sur la superposition des couches rythmiques … Malheureusement peu sur scène (mais que font les programmateurs ?) … »
Lettre d’information de l’AJON

« Si les noms de Stéphane Payen, Benoît Delbecq, Guillaume Orti, Hubert Dupont ou Steve Argüelles n’évoquent rien pour vous, c’est peut-être que vous passez à côté du plus créatif des collectifs de musiciens européens. Le Collectif Hask –la nébuleuse – se crée en 1991 sur les conseils de Steve Coleman, lui-même membre du M Base. A l’intérieur de la Nébuleuse gravitent plusieurs groupes dont Kartet, Ambitronix et Thôt. Ce dernier groupe, un quartet à l’origine, a quasiment triplé sa composition pour réunir onze musiciens sous le nom de Thôt agrandi. Thôt agrandi, formation impressionnante, trouve un cadre d’expression idéal dans les compositions de Stéphane Payen, sophistiquées, imprévisibles et cependant douées d’un pouvoir de séduction quasi hypnotique. Cultivant une sorte de transe, cette musique lancinante invite le soliste et le spectateur, le premier à se dépasser, le second à essayer d’en croire ses oreilles… » www.spectacle.com